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mercredi 2 juin 2010

Gaza ou l'indifférence

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Ils sont bien d’ici bas
Coincés sur un bout terre
Pris entre l’horreur et la mer
Vivant comme pour survivre
Mourant sans avoir pu vivre

Des regards si profonds
Sous le feu des canons
Ils n’ont plus que l’espoir
Presque le désespoir
Pour quelques grains de sable
Etre moins misérable

Et les autres, là-bas
Coincés dans leur costume
Se donnant le bonjour
Mettront-ils un jour
Les bons mots sous leur plume

Et mettre fin, enfin
A ce jeu inhumain

[Valmu 2008]

Deux ans déjà et rien n'a changé.



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dimanche 16 mai 2010

17 mai

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Aujourd'hui n'était pas un jeudi mais rien n'a changé depuis...

Une petite découverte canadienne.
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lundi 26 avril 2010

Guernica

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"Ils vont tuer beaucoup de gens, papa?
Personne que tu connaisses, que des étrangers." John Le Carré


L'indifférence à la souffrance de l'autre... L'art parvient parfois à transcender cela.
Devant Guernica, il n’y a pas d’excuses. Le tableau exprime la souffrance elle-même. La dimension abstraite de l'œuvre la rend universelle.

La figure centrale du tableau est un cheval blessé, traversé par une lance, arrêté dans sa course. À gauche, La douleur d’une mère qui pleure son fils dans ses bras, dominée par un taureau, impassible, image de la cruauté et de la force brutale. À droite du tableau, trois femmes désarticulées pleurent et hurlent la tragédie qui les entoure. A l'arrière plan, des formes géométriques sombres évoquent des immeubles effondrés, toile de fond de corps mutilés de guerriers vaincus. Seule une main tendue porte une petite fleur en guise d'espoir, peut-être...
Partout, le chaos, la confusion, la peur de ne rien comprendre.

 Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso. En 1937, une exposition internationale a eu lieu à Paris. Pour le pavillon de l’Espagne, les responsables ont décidé de commander une fresque à Picasso.  Cependant, Picasso n’arrive pas à trouver l’inspiration et à se décider sur le sujet principal pour le tableau. Doit-il privilégier l’expression artistique comme il avait toujours fait ou plutôt le contenu politique en solidarité avec la souffrance du peuple espagnol ? 
Le 26 avril, un événement tragique va anéantir tous ses doutes : le jour du marché, où les habitants des alentours sont venus nombreux, les bombardements effectués par les aviateurs allemands de la légion Condor vont détruire la ville de Guernica en Espagne, faisant plus de 1500 victimes. 







Le tableau, sera finalement montré dans le pavillon mais n'aura pas l'impact escompté, pas tout de suite, en tout cas. Les critiques allemands iront jusqu'à ridiculiser Picasso, en qualifiant son art d’art dégénéré, d'œuvre de fou, de peinture d’enfant de cinq ans. Après sa présentation en société à Paris, Guernica va faire un véritable tour du monde et deviendra rapidement un symbole de la violence de la répression franquiste avant de se convertir en symbole de l'horreur de la guerre en général. 

Malgré l'insistance de Franco, Picasso s’opposa au retour de la toile en Espagne et donna des instructions très claires à son avocat : la peinture ne devrait retourner en Espagne qu'à la suite d’une transition vers un gouvernement démocratique.
Picasso est mort en 1973 et ce n'est qu'en 1981 que Guernica a été montré pour première fois en Espagne. Il est désormais un des tableaux les plus vus avec celui de la Joconde.
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mardi 20 avril 2010

J-12

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Alors voilà, nous y sommes !

Douze est un beau chiffre, un chiffre important. Il est d’ailleurs omniprésent dans la symbolique de l’antiquité à nos jours.

Pour les écrivains bibliques, le 12 est le nombre du peuple de Dieu, de l'Eglise : Israël (Jacob) avait douze fils, ancêtres éponymes de douze tribus du peuple hébreu. L'arbre de vie portait 12 fruits, les prêtres 12 joyaux. La Jérusalem céleste de l'Apocalypse a douze portes marquées du nom des tribus d'Israël et son rempart a douze assises au nom des douze apôtres.

Dans l’Apocalypse de Jean • Chapitre 12:1-17, la Vierge Marie porte une couronne de douze étoiles sur la tête : « Or, il parut un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil, et ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. »




A la fin de son périple, Alexandre le Grand fit ériger douze autels pour chacune des douze principales divinités de l’Olympe et Hercule dû s’acquitter des douze travaux du même nom.

Les chevaliers de la table ronde étaient douze, eux aussi.

Douze divise l'année en douze mois et la journée est divisée en douze heures.






Le 12 est le nombre des divisions spatio-temporelles. Il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque.

Sans oublier les mathématiques pour lesquelles 12 est appelé un nombre « sublime» car le nombre de ses diviseurs et la somme de ses diviseurs, sont tous deux des nombres parfaits. En effet, les diviseurs de 12 sont au nombre de 6 (1, 2, 3, 4, 6,12), qui est lui-même un nombre parfait puisque la somme des diviseurs de 6 est égal à 6 (1+2+3), de même que la somme des diviseurs de 12 (1+2+3+4+6+12) est égale à 28, qui est lui -même un nombre parfait puisque la somme de ses diviseurs (1+2+4+7+14) est égal à 28.

+ En poésie, les alexandrins comptent douze syllabes.

+ En musique c’est le nombre de demi-tons dans une octave.

+ Le symbole chimique du carbone dont l’isotope est le plus répandu est le C12.

+ Le drapeau de la CEE compte douze étoiles.

+ Un pied est divisé en douze pouces.

+ etc.


Mais pour moi aujourd’hui, douze représente le décompte de ma liberté retrouvée. Dans douze jours exactement, une page de ma vie va se tourner et un nouveau chapitre va pouvoir s’écrire.
Un peu d’angoisse ? Non, je ne dirais pas. Ou plutôt si, celle de ne pas en ressentir. Est-ce normal docteur ? Il y a une certaine sérénité dans cette fin de chapitre, un sentiment de détachement. Je suis prête pour une nouvelle aventure car toutes les étapes de ma vie ont été des aventures. Et j’aime les aventures, cela fait partie de ma nature.



Certains me trouvent inconsciente et pourtant je n’arrive pas à m’en inquiéter. Suis-je une indécrottable optimiste ? Ceux qui me connaissent diront que j’en possède une bonne dose, mais que ce n’est sûrement pas ma caractéristique première. J’ai plutôt les deux pieds sur terre et un bon sens des réalités, d’habitude… L’aurais-je perdu ? Possible. Quand on aime l’aventure et qu’on reste irrémédiablement jeune dans la tête, il est possible qu’on se berce d’illusions d’un autre âge. Et pourtant cette sérénité qui m’habite semble être le reflet d’un sentiment d’inéluctabilité de la situation, je dirais presque d’équilibre.




Alea jacta est ! S’il existe un destin, je dois avoir glissé dans ses rails. Alors je vais me laisser guider un peu. Des idées j’en ai plein la tête. Une suffira. Quand se sera la bonne, je la reconnaitrai. Et puis il y a les rêves, ceux qui nous font avancer plus loin en attendant que le destin les croise.
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vendredi 2 avril 2010

Et bien, parlons-en !

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Oui, c'est vrai, j'aime les camélias.

 Na !


Je suis tombée amoureuse des camélias un jour de printemps en Italie en visitant une ancienne villa toscane où le frère agronome/botaniste d'un de mes collègues, venait de débuter la culture des camélias. Il avait découvert que dans la propriété qui appartenait à la famille depuis de nombreuses générations, trônaient plusieurs gigantesques camélias d'environ 200 ans dont certains appartenaient à des espèces que l'on pensait perdues à jamais. Il a donc décidé de les cultiver sur un terrain adjacent. Depuis, son entreprise a grandi et connaît un franc succès, jusqu'au Japon. Les japonais aiment les camélias.
Ces camélias avaient été introduites par un de ses aïeuls au début du 19ème siècle. Cette plante avait un grand succès à cette époque et elle avait trouvé au nord de la Toscane le micro climat qui lui convenait parfaitement.






C'est à Sant'Andrea di Compito que se trouve la Villa Borrini. Chaque année, début mars, s'y tient une foire aux camélias connue dans le monde entier par les amateurs de cette fleur merveilleuse. Il en existe d'ailleurs une variété appelée Stella di Compito qui fut créée en 1867 par le jardinier de son aïeul.







Mais saviez-vous que les camélias c'est aussi le thé ?
La culture du thé n'est rien d'autre que la culture d'une variété de camélia appelée Camelia Sinensis.

Les camélias sont utilisées pour de nombreux usages cosmétiques et médicaux. On dénombre plusieurs  principes actifs dans les feuilles, les graines et les fleurs. Ils ont, entre autres, des propriétés antiseptiques et anti-transpirantes.  L'huile de ses graines a des propriétés bactéricides comme les anti-biotiques et il est connu que le thé vert est 100x plus efficace contre les radicaux libres que la vitamines C.
C'est tout cela la magie de la camélia !













mardi 30 mars 2010

Une petite virée

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Plaisir plusieurs fois reporté pour cause d'agendas surchargés. Enfin, vendredi est arrivé, jour d'une petite virée entre copines. Pas besoin de rentrer à la maison, tout est organisé, je travaillerai un peu plus tard au bureau.
Oups, il est l'heure, je n'ai pas vu le temps passer ! Vite tout ranger et démarrer. Un cahier dans la main, la souris dans l'autre, le téléphone sonne :

Allô maman ? Je me suis enfermée dehors en promenant la loupinette.
Il resonne:
Allô madame ? Il n'y a plus d'électricité dans le studio.
Il resonne encore ...
Allô maman ? Dis Papy ne devait pas venir me chercher à 19h ?
Bref, un coup de fil à Papy, un autre et enfin un dernier. Tout semble finalement arrangé.

Pas facile de jongler !
Merci l'équipe.


[ Illustration empruntée à a2line, artiste peintre toulousaine ]
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mardi 26 janvier 2010

Non mais !

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Abracadabra !
J'ai réglé son compte au premier de la file.





Il est pas mignon ?


(...je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que quelque chose se trame...)
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lundi 25 janvier 2010

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Les ours veulent envahir ma maison... le jardin ne leur suffit plus.
Ils préparent le terrain.
Ce weekend ils ont saboté ma chaudière... brrrr ...
Il paraît qu'une colonne est en marche.




Vous croyez que j'arriverai à en faire autant de doudous ? C'est ma seule chance...
[image tirée de Animalz - Enki Bilal]

vendredi 22 janvier 2010

Aujourd'hui, moins de texte et plus d'images...

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Parfois il faut savoir se taire !

décidément, je fais une fixation sur les ours blancs...













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Koi ?

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Rien !
Zen, restons zen !




















Valmu 2009
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mardi 12 janvier 2010

Il n’y en a pas deux pareils !

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Je parle des flocons de neige, bien sûr !
Je vais tenter de lever le voile de leur secret sans pour autant les déshabiller de leur poésie.



Les jolis flocons présentent tous une symétrie hexagonale. C'est la forme de la molécule d'eau qui permet d'expliquer la présence de leurs six branches. Les molécules de H²0 s'organisent entre elles en un réseau hexagonal. C’est comme çà qu’elles se sentent le plus confortable.


Vous savez sûrement que c'est tout d'abord dans les nuages que les gouttes d'eau se transforment en cristaux de glace. Chaque cristal absorbe de l'eau présente dans le nuage et qui n'est pas encore transformée en glace. De cette façon, les cristaux grossissent et quand ils sont suffisamment lourds : ils tombent ! Mais vous ne savez peut-être pas que c'est en fonction de la variation de la température rencontrée pendant la chute que le flocon adopte ses formes particulières.




Mais pourquoi n'y a-t-il pas deux flocons identiques?

En virevoltant dans les nuages, le flocon passe par différentes zones de température. Si c'est froid, ses bras croîtront rapidement. Si ça se réchauffe un peu, les bras s'épaississent sans s'allonger, jusqu'à ce qu'il traverse une autre zone froide. 

Pour que deux flocons soient semblables, il faudrait que deux prismes identiques traversent exactement les mêmes micro-zones de températures. « Les probabilités qu'une telle chose se produise pendant la durée de vie de l'Univers sont essentiellement zéro ». C’est l’affirmation de Ken Libbrecht, un chercheur au célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology).

mardi 5 janvier 2010

Rouge



Aujourd'hui je vois rouge et pourtant dehors il fait blanc.
Rouge de rage et non de passion, pas de chance.
Le blanc serait plus reposant mais il n'y en avait plus,
Le sol a déjà tout pris. Tant pis !
Peut-être que demain les deux couleurs auront fusionné
Et je verrai la vie en rose.
Il n'est pas interdit de rêver.

"Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes"
Ecrivait Victor Hugo dans Les Misérables.
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