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samedi 22 mai 2010

A propos du sexe des anges

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Jeudi après-midi l’administration réclamait son dû. Un rendez-vous en ville. Un stress de dernière minute, est-ce la rue Dupont ou la rue du Pont? Quelle horreur, les parkings en surface sont tous réservés par quelque autorité et les autres sont pleins. Je vais être en retard! Je tourne un peu et je me rappelle enfin de demander à mon ange du parking (si, si, il existe) de se réveiller un peu.



Il faut toujours que je lui demande. Aucun esprit d’à propos. Heureusement il s’exécute et une place inespérée se libère devant moi et juste devant l’endroit où je devais aller même si cela semble incroyable. Ouf, juste à temps! Une heure et quelques énervements plus tard, je jette un coup d’œil à la voiture. Tout va bien. Je décide de faire quelques pas, lécher quelques vitrines à côté, çà détend… Et bien mal m’en a pris, mon ange s’était rendormi et j’ai trouvé sur le pare-brise un petit papier rose qui disait «stationnement interdit et à contre sens». Flûte alors! La prochaine fois il faudra que je précise la durée du stationnement à mon ange du parking. Il doit être de sexe masculin! Si vous voyez ce que je veux dire ...

(Mais vous comprendrez si je lui pardonne...)
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samedi 15 mai 2010

Bruxelles et l'iris

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En contemplant les Iris de Johala, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ce que l'iris symbolise en Belgique. 

Saviez-vous que le 5 mars 1991 le Conseil régional de Bruxelles-Capitale décidait de choisir un iris comme emblème de la région? Probablement pas et je ne vous en blâme pas. Mais pourquoi un iris?

Voici donc un petit bout d'histoire.

Au temps des Ducs de Brabant (11-12è siècle),  les plaines marécageuses jonchées d'iris d'or (iris pseudacorus) cernaient l'enceinte bruxelloise, et la légende raconte que cette modeste plante aquatique donna une belle victoire stratégique aux hommes du duc. 


En effet, ceux-ci étant du pays, ils savaient que l'iris ne pousse que dans quelques centimètres d'eau. Dès lors, ils leur suffisait de lancer leurs chevaux au galop dans la plaine inondée... en ne piétinant que les touffes d'iris, signe que la profondeur d’eau était faible à cet endroit. Moins calés en botanique et enhardis par le galop insouciant des soldats bruxellois, leurs adversaires, par contre, ne manquèrent pas de s'enliser... 

 






L'Iris a donc été choisi comme symbole de Bruxelles, car tout comme la plante, Bruxelles a vu le jour sur les bords marécageux de la Senne et de ses affluents. Aujourd'hui, on peut encore voir pousser l'iris dans son cadre naturel, notamment au vallon du Vuylbeek, dans la forêt de Soignes.

La fête de l'iris a lieu traditionnellement le 8 mai.
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mardi 11 mai 2010

Les Saints de glace... brrrr !

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"Saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais font à trois un petit hiver."





Tous les jardiniers savent qu'il est prudent d'attendre que les saints de glace soient passés avant de mettre les plantations en terre. Ces 3 saints au nom de St Mamert, St Pancrace et St Servais sont traditionnellement les derniers jours où des gelées nocturnes peuvent se produire.
A l'origine, ces Saints devaient protéger les cultures des derniers froids printaniers durant les jours qui leur étaient attribués (11, 12 et 13 mai). Mais n'ayant sans doute pas été à la hauteur de leur mission, dans les croyances populaires, on a fini par leur faire endosser la responsabilité des gelées qu'ils personnifient désormais.
S'ils sont restés célèbres, inutile de les chercher sur un calendrier des saints. Prenant ombrage de pratiques rituelles peu catholiques, le Vatican les a remplacés par Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande en 1960 lors du dernier concile de l'Eglise Catholique.


Mais qui étaient-ils?  


Saint Mamert (le 11 mai) : évêque de Vienne en Dauphiné (v. 462-475). Frère du poète Claudius Mamert, il semble s'être distingué comme lui, par son éducation littéraire, comme par sa science Théologique. Il entra en conflit avec l'archevêque d'Arles, dont il contestait la suprématie, mais il dut se soumettre (463). Il institua ou introduisit en Gaule la procession des Rogations. 

Saint Pancrace (le 12 mai) : neveu de saint Denis, martyr né en 290 et décédé en 304 à l'âge de 14 ans, patron des enfants. Mort à Rome durant la persécution de Dioclétien en 304. Dès le temps de Grégoire de Tours, il était vénéré en France. Il a donné son nom à un titre cardinalice, à Rome, ou ses reliques furent conservées jusqu'en 1798. 

Saint Servais (le 13 mai) : Evêque de Tongres en Belgique, né vers 300, mort à Tongres en 384. Il assista aux conciles de Cologne (346) et de Sartique (347), combattit les ariens ; mais au concile de Rimini (359), il signa une profession de foi ambiguë, trompé par les arguties des évêques ariens Ursace et Valens, et par sa connaissance imparfaite de la langue grecque. A l'approche des Huns, il se rendit à Rome pour implorer le secours des papes Jean VIII et Martin 1er. 


Mais comme les mousquetaires, les trois saints de glace étaient quatre... 
Il faut en effet ajouter Saint Urbain, patron du 25 mai - Pape au 17e siècle de 222 à 230, mort en 230. 
«Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré.» 
«Mamert, Pancrace, Servais sont les trois saints de glace, mais saint Urbain les tient tous dans sa main.»


... Encore un peu de patience les jardiniers et jardinières !

dimanche 9 mai 2010

La fête des mères

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Aujourd'hui en Belgique, mon pays, c'est la fête des mères.
Le jour où les mamans de jeunes enfants complètent leur collection de tabliers, porte-photos, collier de nouilles, etc. offerts chaque année par les chères petites têtes blondes. Tous ces petits trésors dont elles ne pourront se défaire avant 10 ans, au moins.
Mais ce n'est pas tant ces petits cadeaux qui nous importent, mais plutôt cet amour natif, frais, pur qui nous entoure et nous transporte quand nos enfants viennent vers nous avec le petit sourire malicieux et délicieux de celui qui a prévu une surprise pour sa maman.
Quarante ans plus tard, mon âme d'enfant ressent toujours le délice de ce soupçon d'excitation quand je franchis la porte de la maison de mes parents un bouquet de fleurs à la main en ce jour de mai, et je formule le vœu que cela puisse durer encore très longtemps.


Hasard des coutumes et des calendriers, les mamans ne sont pas fêtées le même jour partout, alors une petite pensée pour toutes celles qui ont déjà été fêtées ou qui le seront bientôt.

- 2ème dimanche de février : Norvège
- 4ème Dimanche de Carême : UK et Irlande
- Equinoxe Printemps : Une grande majorité des pays du golfe - Qatar, Arabie Saoudite, Liban...
- 2ème dimanche de Mai : Allemagne, Australie, Belgique, Chine, Etats Unis, Italie, Suisse...
- Dernier dimanche de Mai : Pays du Maghreb dont Algérie, Tunisie, Maroc...
- Dernier dimanche de Novembre : Russie
- 22 Décembre : Indonésie
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vendredi 30 avril 2010

Et hop !

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Encore un petit effort. C'est çà, hop hop, tu y es !


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[Merci à Ghislain Simard (spécialiste des animaux en mouvement) pour cette magnifique photo. 
http://simpho.free.fr/index.html]
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mercredi 28 avril 2010

Magie du matin

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Il y a des jours qui commencent comme çà ...
[photo de Michel Maubourguet]











D'autres qui sont pleins de promesses ...
[photo de "Jojo"]
















Et d'autres où on se sent pousser des ailes !
[photo de Sergio Storai]











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mardi 6 avril 2010

Les Pysankis

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Pâques est passé et je n'ai pas eu le temps de vous souhaiter Joyeuses Pâques sur mon blog ni de vous parler des pysankis. Alors voilà, j'ai décidé de vous réchauffer l'omelette.



Il y a quelques années, j'ai découvert en Tchécoslovaquie (çà s'appelait encore comme çà) de très jolis œufs décorés. Oui, je sais, il y en a plein partout à Pâques de jolis œufs décorés. D'ailleurs Johala nous en a fait bien profiter sur son blog. Sa récolte était tellement bonne qu'elle en avait elle-aussi gardé un peu pour aujourd'hui.

Mais revenons à mes pysankis.... enfin, les miens, disons plutôt ceux des ukrainiens car la tradition vient de là-bas. En Ukraine, la tradition veut qu'on peigne les œufs du jeudi saint au samedi avant Pâques. Le mot vient de "pisat" qui signifie "écrire". Les œufs sont ensuite bénis le dimanche.






Ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, c'est le mode de réalisation de ces petites merveilles car il est loin d'être aussi simple qu'on pourrait le croire. Voici donc quelques illustrations des étapes de fabrication.




1° D'abord on dessine un motif le plus souvent géométrique sur la coquille d'un œuf vidé. Le secret du dessin, c'est que c'est l'œuf qui tourne et non la main !









2° On recouvre le trait de crayon de cire fondue à l'aide d'un pysatchok. Pour faire fondre la cire, on peut faire chauffer directement le petit entonnoir métallique porté au bout d'un manche en bois. Attention, la main ne doit pas trembler !







 3° On plonge l'œuf dans un bain de vinaigre pour le dégraisser et préparer à la fixation de la couleur (jaune, par exemple) et on le plonge ensuite dans un bain de teinture. On peut par exemple utiliser de la teinture pour laine. Ensuite on l'essuie très légèrement.

4° Dès que l'œuf est sec, on dépose une nouvelle couche de cire sur les zones qui devront rester jaunes.


5° Lorsque la cire est figée, on plonge l'œuf dans un deuxième bain de couleur. Rouge, par exemple. Idéalement, les bains doivent se succéder du plus clair au plus foncé. On procède ainsi pour toutes les couleurs que l'on veut utiliser. Le noir étant la dernière couleur.







6° Là, il semble qu'on ait tout gâché mais le plus beau reste à venir.

Il faut maintenant chauffer l'œuf et enlever successivement toutes les couches de cires et la couleur qui s'est fixée sur celles-ci et qui doit partir pour ne découvrir que les endroits où la couleur s'est déposée directement sur la coquille de l'œuf.
















Le résultat est magique ! On n'imagine pas tout le travail qui se cache derrière ces petites œuvres d'art.













Sans oublier: Un tout grand merci à La cocotte de Kiev à qui j'ai emprunté ces images car ce sont les plus belles et les plus explicites que j'ai pu trouver, et pour cause: ce sont celles d'un atelier de préparation de pysankis auquel elle a eu l'occasion de participer. C'est aussi une passionnée de patchwork, je suis sûre qu'elle viendra jeter un œil ici ou là, de lien en lien.
Voici d'ailleurs le résultat de leur atelier. Pas mal pour des débutantes !

vendredi 2 avril 2010

Iconoclaste, enfin, presque ...

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Les bons 













Les mauvais













On ne fait pas d'omelette ...

lundi 29 mars 2010

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Je n'étais pas satisfaite de la traduction que j'ai trouvée sur le net et dont je vous avais mis le lien. Je trouve qu'en voulant reproduire les rimes en français, le poème a perdu de sa force. Aussi je vous propose ma version, sans vers.


Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
Entre les croix, de rangée en rangée,
Marquant notre place ; et dans le ciel
Les alouettes chantent fièrement, elles volent
A peine entendues par delà le bruit des canons au sol…
Nous sommes morts. Il y a à peine quelques jours
Nous vivions, nous sentions l’aurore et le coucher du soleil,
Nous aimions,et étions aimés, et maintenant nous reposons
Dans les champs de Flandre …
Prenez la relève de notre querelle avec l’ennemi :
Nos mains qui ont échoué vous passent
Le flambeau ; c’est à vous de le tenir fièrement.
Si vous nous décevez, nous qui sommes morts,
Nous ne trouverons pas la paix, même si les coquelicots continuent de pousser 
Dans les champs de Flandre…
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vendredi 26 mars 2010

A mon amie Michèle

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Dans le langage des fleurs, il signifie "ardeur fragile".
Sa douceur est celle de la soie,
Sa couleur, celle du sang, de la vie, de la mort parfois.
Son nom est une métaphore, une onomatopée du matin dans les campagnes.
J'ai nommé: le coquelicot.













Parce que c'est l'anniversaire de mon amie Michèle aujourd'hui et parce que les coquelicots ont une place particulière dans son cœur comme dans le mien, voici un hommage à ces jolies fleurs qui aiment avant tout la liberté. Vous noterez sans doute au passage deux éléments qui me rapprochent de la brève histoire que je vais vous conter.








En avril 1915, un des meilleurs amis du docteur et lieutenant-colonel John McCrae a été tué dans une tranchée près d'Ypres en Belgique. Il a été enterré comme tant d'autres dans une humble tombe ornée d'une simple croix de bois. Des coquelicots sauvages ont fleuri nombreux entre toutes ces croix. Le jour suivant, incapable désormais d'aider son ami et tous les autres soldats morts, le docteur McCrae leur a donné une voix par son poème "In Flanders Fields".






 


Le 28 janvier 1918, John McCrae a succombé à une maladie contractée au front. Il est mort sans connaître l'issue de la guerre, mais en ayant pleinement compris son coût.
Peu de temps après sa publication, son poème est devenu le poème le plus populaire dans le Commonwealth sur la Première Guerre mondiale. Il a été traduit dans de nombreuses langues et a même été utilisé sur des panneaux annonçant la vente des premières obligations de la Victoire au Canada en 1917 (les financiers ne perdent jamais le nord).

La popularité du poème a transformé le brave coquelicot en fleur du Souvenir. Ainsi, les voix de ceux qui sont morts à la guerre continuent d'être entendues.




Voici le poème en version originale:

In Flanders fields, the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below...
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields...
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields...

 et ici pour la traduction:
http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=archives/ressources/guide/poemes




Personnellement, j'ai un faible pour cette dernière image qui symbolise bien la légèreté de cette demoiselle des champs.

vendredi 19 mars 2010

L'air de rien

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Tourbillon trublion de la vie
Des tas de jours sans envie
Sans Internet, aussi
La poisse, si, si
Et rien dans mes brouillons
Pour alimenter l’expression
Les arbres qui ont froid aux pieds
Ce n’est déjà plus d’actualité
Le printemps est revenu
Ouf, je n’en pouvais plus
J’aime me rappeler le goût de la mer
Récupérer mes repères
Tourner une autre page
Me débarrasser de la rage
L’air de rien, je reviens
L'ennui n'aura pas le mot fin

image de Stella Im Hultberg

dimanche 7 mars 2010

Le printemps

Du côté des littéraires, vous vous laisserez dire que le mot printemps apparaît vers le XIIe siècle sous la forme "Prinstans" dont l'origine étymologique est le latin primus-tempus qui signifie "premier temps".

En effet, dans la tradition romaine ancienne (jusqu'au VIIIe siècle avant Jésus Christ), l'année commençait au 1er mars et ensuite vers avril jusqu'au XVIème siècle. Le début de l'année sera fixé en France au 1er janvier par Charles IX en 1564 dans l'ordonnance dite de Roussillon. Elle sera étendue à toute la chrétienté par le pape Grégoire XIII qui réformera le calendrier julien. Jusque-là, c'était un vrai casse tête. Les Etats et les provinces commençaient leur année à une date variable, qui pouvait correspondre à une fête fixe, au jour de Noël, ou encore à une fête mobile comme celle de Pâques.

Après cette incursion dans l'histoire et pour alléger tout cela, je vous en propose une représentation selon Arcimboldo, peintre un peu farfelu qui s'est approprié fleurs et légumes pour en faire des visages les uns plus surprenants que les autres.
















Dans le coin des scientifique, on vous dira que d'un point de vue astronomique, le printemps commence à l'équinoxe de printemps vers le 20 mars, lorsque jour et nuit ont des durées égales (12 heures) et se termine au solstice d'été, vers le 22 septembre, lorsque le jour atteint sa longueur maximale (en deçà du cercle arctique). Plus précisément, il commencera le 20/03/2010 à 17:36. Tous à vos postes !



Alors pourquoi le 1er mars en écoutant la radio, ai-je cru un instant avoir fait un somme de 20 jours ? Je ne me sentais pas particulièrement plus reposée qu'à l'habitude mais le présentateur affirmait que le printemps avait commencé !
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est ce pas ?



D'un point de vue météorologique, le printemps a effectivement  commencé le 1er mars et s’achèvera le 31 mai. Quand les scientifiques s'en mêlent, rien ne va plus. Il paraît qu'il y a deux raisons à cela: ces dates correspondent mieux à la logique saisonnière que nous connaissons sous nos latitudes - ce sont eux qui le disent. Ensuite, c’est plus simple pour les calculs statistiques car on procède à des moyennes mensuelles et saisonnières. Voilà, on a tout compris. Il y en a qui ne doivent pas trop aimer les mathématiques ...


Mais pour moi, le printemps commence à l'apparition des Forsythia.












Dans ma région, ce sont elles qui donnent le signal de départ à l'éclosion des couleurs. Elle sont tellement pressées de donner le départ qu'elles ne s'embarrassent que de quatre pétales sans même se percher sur un pédoncule.






Ce sont pour moi les premiers rayons de soleil du printemps.

samedi 13 février 2010

à mon amie du sud

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lundi 8 février 2010

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"Il me semble que jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune raison de leur préférer les nouveaux"  
Montesquieu - Les lettres persanes
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Devinez ...

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 Cela vous dit-il quelque chose ?













Ou alors ceci ?













Ou comme cela, alors ?











Ah ! Je vois que maintenant vous y êtes.
Non, non, pas Michel. Je vous parle de Jules. JULES VERNE bien sûr !


Pourquoi aujourd'hui ?
Et bien parce qu'il est né le 8 février 1828, à Nantes.
Cela fait bien longtemps me direz-vous. C'est vrai mais ses livres sont toujours aussi passionnants. Quel visionnaire ! Quelle imagination !
Depuis lors, on n'a jamais fait que réinventer l'aventure qu'il avait déjà imaginée. Quel maître !
Je ne pouvais pas laisser passer l'anniversaire de la naissance de l'écrivain qui a marqué l'imagination de générations d'adolescents. Et je ne fais pas exception.
Bon anniversaire Monsieur Verne.









Si vous voulez retrouver quelques unes des gravures qui ont illustré ses œuvres en son temps, je vous recommande de suivre ces liens. 

http://www.scribd.com/doc/3320295/Collection-Jules-VERNE-Les-illustrations 
http://jv.gilead.org.il/rpaul 


Mon seul regret: il n'a pas toujours fait la part belle aux ours. Question d'époque. Au 19ème l'ours était uniquement considéré, à juste titre,  un prédateur de l'homme. Et l'homme le lui rendait bien.
En voici quelques illustrations qui ne me réjouissent pas.


 

 








A chacun son époque et c'est avec plaisir que l'on découvre aujourd'hui à Nantes les dignes héritiers de sa fantaisie. Allez donc faire un tour aux Machines de l'île de Nantes et vous plongerez dans un univers qui lui aurait été tout à fait familier.